L’ISLAM, UNE LUMIERE POUR LE MONDE

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L’ISLAM, UNE LUMIERE

POUR LE MONDE

 Par : HARUN YAHYA

 

L'Islam est apparu il y a quatorze siècles dans la péninsule arabique. La révélation par Allah du Coran au Prophète Mohammed (pbsl) et l'avènement de la morale islamique fit découvrir au peuple violent, barbare et ignorant qui habitait cette contrée la grandeur de la paix, de la raison et de la civilisation.

Au début du 7ème siècle, l'Arabie était l'une des régions les plus chaotiques de la terre. De nombreuses tribus y cohabitaient, mais chacune adorait une idole différente. Elles se déclaraient souvent la guerre les unes aux autres, versaient beaucoup de sang, et tuaient même les enfants au nom de leur croyance perverse et de leurs idoles. Leur système de croyance exaltait en effet la cruauté, la haine et la violence, au lieu de l'amour, de la compassion et de la bonté. Les femmes étaient considérées comme des êtres inférieurs, les pauvres et les esclaves étaient impitoyablement exploités.

Ce monde sombre et sanglant se transforma complètement avec l'arrivée de l'Islam et de son code moral. Bien que les Arabes fussent les premiers à embrasser l'Islam, ils ne tardèrent pas à être rejoints par bien d'autres nations qui suivirent la lumière apportée par sa morale. La révélation du Coran permit aux musulmans d'accomplir des progrès sans précédent dans le domaine de la science, de la culture, de la pensée et de l'art. Dès la révélation du premier verset coranique, les peuples de cette région, qui jusque-là étaient empêtrés dans le cercle vicieux de l'ignorance et de la violence, étaient invités pour la première fois à lire et à réfléchir :

 

Lis, au nom de ton Seigneur Qui a créé, Qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis! Ton Seigneur est le Très Noble, Qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas. (Sourate al-Alaq, 1-5)

 

La structure de la société arabe commença à subir une transformation radicale avec l'avènement de l'Islam. Ainsi, la tradition arabe avait décrété que tous les prisonniers de guerre devaient être mis à mort, tandis que notre Prophète (pbsl), guidé par la révélation divine, ordonnait de bien les traiter et de les nourrir de la même nourriture que les musulmans, prélevée sur leurs propres rations. Le verset suivant évoque les qualités islamiques:

 

Et offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l'orphelin et au prisonnier. (Sourate al-Insan, 8)

 

Tout ce qu'ils demandaient aux prisonniers, lorsque ceux-ci savaient lire et écrire, c'était d'apprendre aux musulmans ces connaissances. Pour la première fois de son histoire peut-être, l'Arabie découvrait ce qu'étaient la compassion, la clémence et la civilisation. Ce fut ainsi pour elle une de ses plus grandes périodes de développement culturel.

Comme les années passaient, la justice et la haute morale de l'Islam commença à déferler à travers toute l'Arabie. L'équité, l'honnêteté et la détermination des musulmans attiraient de nombreuses tribus arabes. La puissante armée musulmane marcha sur la Mecque en 630. Les païens mecquois craignaient que les musulmans assouvissent sur eux leur désir de vengeance à cause des persécutions qu'ils leur avaient fait subir. Selon la tradition arabe, en effet, les hommes de la tribu vaincue devaient être tués et les femmes réduites en esclavage. Mais notre Prophète (pbsl) donna un exemple de la miséricorde divine en proclamant qu'aucun habitant de la Mecque ne subirait de représailles et que nul ne serait forcé à embrasser l'Islam. Cet acte de clémence et de tolérance a attiré l'attention des historiens occidentaux. Dans un documentaire de PBS intitulé Islam : L'empire de la foi, Michael Sells, conférencier à l'Université Haverford, évoque les qualités de notre Prophète (pbsl) de la façon suivante:

Quand Mohammed arriva à la Mecque, non seulement il s'abstint de mener des représailles sanglantes, mais en plus il embrassa ces mêmes Mecquois qui l'avaient combattus pendant trois ans et tenté de le tuer. C'était tout à fait stupéfiant pour les gens de ce milieu. Ainsi, à l'origine de cette religion, on trouve des épisodes témoignant d'une grande générosité et des actes relevant d'une bonté et d'une clémence extraordinaires.1

L'essentiel était de libérer les Mecquois de leurs fausses croyances. Aussi, notre Prophète (pbsl) se dirigea directement vers la Ka'ba, pénétra dans la mosquée sacrée et détruisit toutes les idoles qui s'y trouvaient. Cet événement marqua la fin de l'idolâtrie et de toutes les cruautés, injustices, violences et autres barbaries commises en son nom. Une fois éduqués par le Coran, les Arabes substituèrent à l'injustice, à l'exploitation et aux inimitiés sanglantes qui prévalaient pendant l'ère antéislamique un ordre nouveau, reposant sur le respect l'amour, la compassion et la justice pour tous.

Cette époque fut plus tard connue sous le nom d'époque bénie.

 

Tolérance, justice et compassion

selon la morale islamique

La diffusion rapide de l'Islam continua même après la mort du Prophète (pbsl). En quelques décennies, il se répandit dans toute la Mésopotamie et l'Afrique du Nord et parvint jusqu'à l'Espagne à l'ouest et à l'Inde à l'est.

Les Arabes, qui, quelques décennies auparavant dressaient leurs tentes dans le désert, étaient désormais les maîtres d'un empire bâti sur la raison, la culture et la conscience qu'ils avaient acquises grâce à l'Islam. Jamais un empire ne connut une croissance aussi rapide. En un siècle, l'empire musulman s'était solidement établi sur un vaste espace. Dans cette aire immense, de nombreuses confessions religieuses cœxistaient, il s'agissait principalement de chrétiens et de juifs. Les musulmans, en règle générale, étaient toujours très tolérants envers toutes les minorités religieuses présentes sur leur territoire : ils ne forçaient personne à embrasser l'Islam et respectaient la liberté de conscience de chacun, car comme dit Allah dans le Coran:

Nulle contrainte en religion ! (Sourate al-Baqarah, 256)

 

Les églises et synagogues bénéficiaient d'une protection. A une époque où le prosélytisme était pratique courante, une telle tolérance était vraiment unique.

L'un des plus extraordinaires exemples de cette tolérance nous est donnée par la conquête de Jérusalem. Le Patriarche à la tête de l'Eglise du Saint-Sépulcre craignait que celle-ci ne fût détruite par les musulmans. Mais lorsque le calife ‘'Umar''vint visiter l'église, il déclara qu'il n'y avait rien à craindre. Quant arriva l'heure de la prière il prit congé du patriarche pour prier quelque part dans les alentours. La mosquée Al-Aqsa fut bâtie plus tard à cet endroit précis.

Les musulmans donnèrent à Jérusalem l'un des plus grands chefs-d'œuvre d'architecture avec le Qubbat al-Sakhra (Coupole du Rocher), construit sur le rocher à partir duquel, selon la tradition, le Prophète Mohammed (pbsl) serait monté vers les cieux. La décoration magnifique et la coupole dorée de ce chef-d'œuvre architectural témoigne du grand sens esthétique et du raffinement de l'Islam.               

Dans ce contexte de tolérance, les non-musulmans s'étaient même vus accorder le droit d'exprimer leurs doléances. Sous les Omeyyades, à Damas, de nombreux chrétiens occupaient des postes importants au sein de l'administration et s'acquittaient librement de leurs devoirs religieux. Certains allaient jusqu'à écrire des livres critiques envers l'Islam sans craindre de représailles.

A la même époque, l'Europe était la proie du fanatisme et de la barbarie. L'Eglise catholique opprimait les juifs et les chrétiens qui suivaient d'autres obédiences. Les conversions forcées, les tortures et mises à mort accomplies au nom de la religion étaient des pratiques courantes. En revanche, les musulmans ont toujours traité les gens du Livre (ahl al kitap, juifs et chrétiens) avec tolérance et compassion, ainsi que l'enjoint Allah dans le Coran.

L'église Saint Jean à Damas est un autre bon exemple de leur sens de la tolérance. Les musulmans qui avaient conquis la région faisaient au début leur prière du vendredi dans l'église et autorisaient les chrétiens à l'utiliser pour leur office du dimanche. Deux fois différentes partageaient en toute sérénité le même sanctuaire. Quand le nombre des musulmans augmenta, leurs chefs achetèrent l'église aux chrétiens avec leur consentement. Une mosquée fut construite à coté et la décoration des bâtiments de l'avant cour fut enrichie de motifs islamiques. Les colonnes datant de l'ère byzantine furent rehaussées de magnifiques ornements caractéristiques de l'art islamique.

Tout au long de l'histoire de l'Islam, cet esprit de tolérance a été une réalité vivante. Les juifs qui fuyaient les persécutions de l'Inquisition espagnole trouvèrent ainsi refuge sur le sol Ottoman. La source de cette tolérance se trouve dans le Coran. Allah fait aux musulmans la recommandation suivante :

 


Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d'entre eux qui sont injustes. Et dites : "Nous croyons en ce qu'on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Allah et votre Allah est le même, et c'est à Lui que nous nous soumettons."(Sourate al-Ankabut, 46)

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